Critique - James Cameron's Avatar

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Critique - James Cameron's Avatar

Message  Zombi Ju-Ju le Dim 31 Jan - 5:05

Vous pouvez poster vos propres critiques à la suite de celle-ci si ça vous chante. ^^

James Cameron's Avatar

Fiche technique :

Genre : Science-Fiction - Fable écolo
Format : 2h40, Son Dolby Digital, VF
Produit par : 20th Century Fox - James Cameron - John Landau
Réalisateur : James Cameron
Acteur principaux:
Sam Worthington
Zoë Saldaña
Sigourney Weaver
Michelle Rodriguez
Stephen Lang
...

Première diffusion ou parution : 16 décembre 2009 en France
Nombre de Saison ou de Film : 1
Site officiel : -

Synopsis :

Dans un futur pas si lointain, et après 6 ans de voyage cryogénique, l'Homme a atteint une nouvelle exoplanète : Pandora. Hostile, irrespirable, la jungle luxuriante de ce nouvel environnement cache pourtant un fabuleux trésor : l'Unobtainium, matériau valant sur Terre largement plus que son poids en or. Seul vrai problème à l'exploitation du précieux caillou : les Na'vi, plus particulièrement la tribu des Omaticaya, dont l'Arbre-Maison est justement planté au beau milieu du plus gros gisement de la région. Afin de tenter d'amadouer ce peuple fier et à priori primitif a été mit en place le programme Avatar : des corps Na'vi génétiquement modifiés et contrôlés à distance, dont les "pilotes" doivent trouver une issue diplomatique au conflit d'intérêt entre les deux peuples.
Au milieu de ce climat de plus en plus tendu, Jake Sully, ex-Marine paraplégique, remplace au pied-levé son frère décédé aux commandes d'un de ces corps permettant aux humains de mieux appréhender l'écosystème de cette étrange planète.
Venu à l'origine pour prendre un nouveau départ, Jake va rapidement se retrouver prit entre deux feux : d'un côté le cynisme et le matérialisme aveugle de ses congénères, et de l'autre ce peuple de chasseurs vivant en harmonie avec leur monde à niveau pour le moins inattendu...

Avis :

Le voilà donc, le film de tous les films, celui que le monde entier attendait en retenant son souffle. Après Terminator, Aliens, Abyss, Terminator 2, True Lies, et surtout le Titanic de tous les records... Le "King of the World" du box-office mondial, après douze ans d'absence dans le domaine de la fiction, remet le couvert. Son simple nom, ajouté à la technologie 3D relief, a largement suffi à assurer sa promotion. Cameron revient, et ça va faire mal!!!

Mais trève de répliques aux références cinématographiques plus ou moins douteuses, passons à l'essentiel.

On nous annonçait des techniques numériques révolutionnaires, du jamais vu, des effets spéciaux de folie aux frontières du réel... ET BIEN C'EST VRAI! Passant sur une 3D relief qui, même si elle déstabilise le non-initié, reste une valeur ajoutée non négligeable sur le rendu visuel final, le constat s'impose : foi de graphiste, Cameron a tenu parole. Du point de vue visuel, il y avait eu un "Avant" et un "Après" STAR WARS, il y avait eu un "Avant" et un "Après" JURASSIC PARK, et bien il y aura un "Avant et un "Après" AVATAR. Même Gollum du Seigneur des Anneaux fait pâle figure face à l'incroyable réalisme des décors, à l'intégration plus-que-parfaite des acteurs, à l'expressivité jusque-là jamais vue de simples marionnettes en 3D. C'est bien simple : plus d'une fois les enfants présents dans la salle (même les plus grands) demandaient à leurs parents où ils avaient trouvé les Na'Vi pour tourner avec eux. En toute honnêteté, c'est la toute première fois de ma vie que je ne distingue pas les effets spéciaux des acteurs!!!
En une phrase : on y croit.
Et c'est là que l'on fait la différence entre un tâcheron et un véritable maître du cinéma : Cameron est décidément un magicien. Car tout ce déballage d'un budget ahurissant (300 Millions de dollars) n'est mit au service que d'une seule et unique chose : Pandora. Cameron a créé un monde et nous invite à la découverte de son nouveau terrain de jeu. L'illusion est parfaite. Pendant pas loin de trois heures, c'est avec un regard enfantin, émerveillé malgré les milliers de films à effets spéciaux derrière nous, que l'on découvre les fascinants recoin de Pandora et des êtres qui y vivent. Tout à l'air vrai, rien ne jure dans le décor ou dans les expressions.

Avatar n'est pas un film qui se regarde avec les yeux snobinards d'un critique bobo-blasé de Télérama cherchant vaguement à se rendre intéressant en descendant un film faisant la quasi-unanimité. Ces mêmes critiques qui reprochent au film son scénario simple et ses personnages parfois un peu caricaturaux (le militaire sans état d'âme, l'administrateur aussi ouvert d'esprit qu'une moule, le gentil ex-Marine-idiot-mais-ouvert, la belle princesse farouche, etc.). Ceux-là n'ont rien comprit, au même titre que les humains du film, et feraient mieux de retourner à leur bouses pseudo-expérimentales qui révèlent davantage de la masturbation (à peine) intellectuelle, ou à la rigueur de ne plus voir de films. Avatar est une fable, il est raconté comme tel et doit être considéré comme tel, ni plus, ni moins. A cette condition seulement la magie opérera. Avatar est un film qui se vit, qui se ressent, qui fait appel à notre sensibilité écolo sans forcément avoir besoin des mots pour que le message passe. Une fois encore le travail de l'équipe des effets spéciaux et le jeu d'acteurs font merveille : tout comme Jake, notre guide à travers aventures et dangers, on ouvre de grands yeux ébahis devant certaines curiosités de la flore, on pleure presque comme Neytiri quand les bulldozers anéantissent un sanctuaire naturel, on souffre et on enrage pour ces êtres de pixels qui ont pourtant l'air malheureux avec tant de vérité...
Le message est simple, mais il a au moins le mérite d'être limpide : une intrigue plus complexe et l'américain moyen aurait décroché dans les cinq premières minutes. Le scénario est donc simple, voir un peu simpliste, souvent prévisible et finalement attendu, mais il atteint son but, et c'est l'essentiel. Cameron n'aura certes jamais la finesse d'écriture d'un Miyazaki et l'infinie justesse de son "Princesse Mononoke" (auquel le film est souvent comparé à juste titre), mais si on peut regarder un blockbuster et en plus en ressortir un peu moins mauvais, on aurait bien tort de bouder son plaisir.

D'autant que le casting, est largement à la hauteur de la performance exigée. Sam Worthington, déjà entré en trombe dans le box-office de 2009 avec un "Terminator 4" qu'il a pourtant tourné après (tournage où il s'est fait lourdement pistonné par papa-Cameron), prouve au monde entier qu'il est la nouvelle étoile d'Hollywood avec son rôle de Marine paraplégique joué avec justesse et sobriété, non sans une pointe d'humour. Sigourney Weaver retrouve un de ces rôles de femme forte dont seule cette grand actrice a le secret, dans une auto-référence à Aliens forcément volontaire. Stephen Lang est tout simplement parfait et donne à son colonel Quaritch une dimension qui transcende son rôle de méchant de service. Michelle Rodriguez sort enfin de ses films plus ou moins foireux, et peut désormais se targuer d'être la seule actrice au monde à avoir joué au service du roi suprême du box-office (James Cameron) ET du pire réalisateur de tous les temps (Uwe Boll). Jolie performance. Enfin, le tableau ne serait pas complet si l'on omettait de citer l'imprononçable Zoë Saldaña, qui accomplit avec une application de moine boudhiste l'énorme défi de donner conscience et émotions à Neytiri, sa doublure de polygones.
Comme quoi, le titre AVATAR est on ne peut plus justifié...




Avatar n'est pas parfait... Mais ayons le courage de l'avouer, il s'en approche. Tenant sans défaillir toutes ses promesses, émotionnel, palpitant de bout en bout et terriblement attachant, ce voyage en trois dimensions aux faux airs de Pocahontas de l'Espace nous offre deux heures quarante de ce que le cinéma peinait de plus en plus à nous offrir malgré l'avalanche de moyens que nous offre les moyens modernes.
Du rêve. De l'évasion. De l'émotion. Du cinéma.
Merci, Oncle James. ^^

A l'heure ou j'écris ces lignes, le film a déjà pulvérisé le record de son illustre aîné, devenant le premier film à passer la barre monumentale des 2 Milliards de dollars de recettes en seulement un mois (il a avait fallu 10 pour Titanic). Et vous savez quoi? Il le mérite. Y'a des réducs pour les moins de 26 ans sur Air-Pandora, en ce moment...



Résumé - Qualités :
- Un bond en avant dans le domaine des effets visuels ;
- Un monde entièrement reconstitué, crédible et attachant ;
- Des acteurs convaincants et impliqués ;
- Une fable écolo juste et amenée tambour-battant ;
- Un voyage plus qu'un film, une expérience plus qu'une réflexion, un film qui se ressent plus qu'il ne se regarde.

Résumé - Défauts :
- Un scénario qui aurait mérité un peu plus de subtilité (n'est pas Miyazaki qui veut) ;
- Un déroulement convenu et prévisible (quoiqu'on peut y voir une apologie de la xénophilie et une vision à la fois cynique et désabusée de l'humanité... Oui, ça choque les américains, ces trucs-là.) ;
- Le port de lunettes 3D pendant 2h40 finit par faire mal au nez (et à la vue pour certains) ;
- Cameron aurait pu directement proposer la version longue (3h10) car du coup il prive les plus libidineux de la première "scène de fesses" en 3D du cinéma... Je plaisante. ^^ ;




N.B : Dévinez quel sera le prochain film d' "Iron-Jim"? La trilogie Gunnm!!! Il va finir par nous tuer, le King of the World... ^^
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